CONSEILS POUR PREPARER L’EXAMEN DE COMMISSAIRE-PRISEUR

Bonjour,

Comme vous êtes assez nombreux à nous interpeller sur la façon de préparer cet examen je vais tenter de répondre d’une façon générale à quelque questions récurrentes. Cet article du blog n’engage que son auteur et pas l’association des élèves.

Pour commencer se renseigner sur les hôtels des ventes et commissaires-priseurs les plus proche de chez soi, prendre contact avec eux, exposer son projet et demander à réaliser un stage de quelques semaines à l’occasion de vacances par exemple. C’est la meilleure chose à faire. En province les ventes ont souvent lieu le week-end, à Paris elles sont pour la plupart organisées à l’hôtel Drouot. Passer du temps aux expositions, poser des questions, observer et proposer de donner un coup de main. C’est une très bonne façon d’apprendre et de découvrir le métier. Ensuite, se rendre régulièrement dans des musées, visiter des expositions, lire, poser des questions et être curieux des objets et des histoires qu’ils racontent.

Le programme de l’examen d’accès au stage en histoire de l’art est très vaste. Il n’est pas trop tôt pour commencer à s’y intéresser et à le travailler. Le programme de droit a le mérite d’être circonscrit, les connaissances apprises à la fac et dans les livres sont utiles. Vous pouvez consulter l’une ou l’autre des “bibles” des candidats à l’examen : en droit “François DURET ROBERT Le droit du marché de l’art”, en histoire de l’art “Jean BEDEL (dir.) Dictionnaire des antiquités” mais aussi les très bons suppléments de la gazette de l’hôtel Drouot sur le marché de l’art (objets, droit, marché), ou encore le petit livre de “Gervanne COLBOC Les ventes aux enchères : Ce qu’il faut savoir, où acheter, où vendre, les conseils des experts”, qui est une très bonne initiation au métier.

Question académies il faut être titualaire d’un DEUG et/ou d’une Licence d’histoire de l’art et de droit. L’avantage de la bi-licence (la Sorbonne) est de ne pas perdre trop de temps à étudier à l’université (3 années de bi-licence passent plus rapidement que 2 + 3 années de droit et d’histoire de l’art) et d’approfondir en maîtrise si on le souhaite le droit et/ou l’histoire de l’art. La formation dispensée en histoire de l’art par l’Ecole du Louvre est certainement la plus pointue de France ; elle ne prépare pas à proprement parler pour cet examen mais donne des moyens formidables d’y faire face. Après cela il n’est pas idiot d’envisager un master en fiscalité du marché de l’art (Lyon III) ou dans une école de commerce, ce qui confère un avantage certains sur les autres candidats et plus tard dans l’exercice de votre métier. Ce métier change profondément, beaucoup disent que nous allons de plus en plus vers une logique commerciale…

Si vous avez l’occasion d’étudier en Angleterre ou ailleurs (dans le cadre d’un programme Erasmus ou par inscription directe) sautez sur l’occasion, c’est aussi un chemin « royal ». Trop peu d’étudiants français vivent à l’étranger. Profitez en pour découvrir le marché de l’art dans ce pays et pour vous rendre dans des maisons de vente. L’épreuve de langue est une épreuve orale, à partir d’un article de l’International Herald Tribune : voilà un journal dont les pages culture ne doivent pas échapper à une lecture attentive (http://www.iht.com/pages/arts/index.php).

La raison d’être des écoles privée réside trop souvent dans le montant des frais d’inscriptions qu’elles ponctionnent. S’en tenir au pré-requis universitaire demandé pour l’examen d’accès au stage, complété le par une année ou plus d’étude à l’étranger (en cours de diplôme) et si possible par un ou deux dans une école de commerce me semble tout aussi profitable. Enfin, la prépa d’été organisée par Paris II pour présenter l’examen d’accès au stage est un petit plus qui permet d’être plus serein face à cet examen (http://www.u-paris2.fr/cfp/Pages/formations/fprepa.html). Drouot Formation organise aussi une prépa d’été à cet examen, dans les mur de l’Hôtel Drouot (http://www.gazette-drouot.com/formation/_profession/cours_ete.html).

Pour le reste visiter, lire, profiter de la vie et surtout prendre le temps de travailler (stage ou autre) dans des hôtels des ventes régulièrement chaque année (deux semaines ou plus). Vous trouverez de nombreux autres et précieux renseignements sur le site du Conseil des ventes volontaires (http://www.conseildesventes.com) et de la Chambre nationale des commissaire priseurs judiciaires (http://www.commissaires-priseurs.com) qui co-organisent la formation, ou encore sur celui du Syndicat des maisons de vente aux enchères (http://www.symev.org). Consultez aussi les sites spécialisés comme celui de la gazette de l’Hôtel Drouot (http://www.gazette-drouot.com), d’Interenchères (http://www.interencheres.com) ou de Auction (http://www.auction.fr) par exemple.

Espérant avoir répondu à certaines attentes,
Il me reste à vous souhaiter bonne chance, bon courage et beaucoup de plaisir pour entrer dans ce métier.

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6 Réponses

  1. Merci pour toutes ces informations très précieuses. Il me reste cependant encore un dernier renseignement à vous demander: l’examen nécessite t-il de choisir l’option droit fiscal dans le cursus universitaire?
    Je vous remercie par avance, respectueusement, Marie.

    • Bonsoir Marie,
      l’examen ne nécessite a priori aucune option universitaire particulière.
      Vos centre d’intérêts, lacunes, connaissances, points fort et appréhension de l’examen seuls président à vos choix d’option
      Bien à vous

  2. Bonjour,
    Je présente l’examen d’accès au stage de commissaire priseur en septembre 2009 et j’ai deux questions concernant les épreuves orales:
    – Pour ce qui concerne les matières économiques et comptables existe-t-il un ouvrage simple regroupant les notions à savoir ou alors quels sont les manuels incontournables?
    – Pour ce qui concerne l’épreuve de langue vivante, quelle est son contenu si on choisit l’espagnol? Est-ce comme pour l’anglais un commentaire d’article de presse et si oui de quel journal?
    Espérant que mes questions ne soient pas trop exigeantes, je vous prie de recevoir mes meilleures salutations.
    Rémi Gauthier.

    • Bonjour,
      Il n’existe pas de manuel de comptabilité regroupant en vue de cet examen les notions incontournables, il s’agit toutefois des notions générales de comptabilité. que vous trouverez certainement dans tout bon manuel généraliste d’introduction à la comptabilité. Peut-être découvrirez-vous un ouvrage à nous recommander ?
      Concernant l’espagnol, la plupart des candidats choisissant l’anglais, il peut être pertinent de se démarquer en choisissant de présenter cette langue à l’orale, pour laquelle nous n’avons pas encore eu de retours d’épreuve…
      Inaugurez donc et innovez !
      Bonne chance

  3. Bonjour,
    Je suis actuellement en 3e année de droit à l’université de Nancy et souhaiterai préparer l’examen d’accès au stage organisé par la Chambre Nationale des Commissaires Priseurs. Cependant je n’ai trouvé aucun renseignement quant au pourcentage de réussite de ce concours. Existe-t-il des chiffres officiels à ce propos afin de prendre conscience de la difficulté de ce concours ?
    Je vous remercie,
    Cordialement
    Doléans Carole

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