Un atelier de décor sur céramique ressuscité…

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Interencheres.com donne la parole aux commissaires-priseurs de demain !  Fabien Mirabaud,  stagiaire chez Piasa à Paris présente les ateliers Taillardat. Stagiaires dans des maisons de ventes, les élèves commissaires-priseurs seront amenés dans un futur proche à tenir eux-mêmes le marteau d’ivoire. Interencheres.com leur ouvre ses pages pour qu’ils nous parlent des ventes aux enchères à l’organisation desquelles ils participent.

Créés en 1872 sous la toute jeune IIIème République, les ateliers TAILLARDAT, situés à Paris au 4, rue des Ecluses Saint Martin et actifs jusqu’aux lendemains de la seconde Guerre Mondiale firent référence dans cet univers secret des décorateurs œuvrant dans l’ombre des magasins de luxe tels que le Vase Etrusque ou Rouard à l’Opéra.

Le goût prononcé de cette affaire familiale pour le souci des détails et l’observation de la botanique ou de la faune fait parfaitement écho aux modes de cette fin du XIXème tendant au Japonisme, et les délicates gouaches de Félix Albert rivalisent de dextérité avec les illustrations de recueils tels celui d’Audley & Bowes. Les scènes de la vie bourgeoise de la fin du XIXème, traitées avec truculence, firent également la part belle à la réputation des ateliers Taillardat et expliquèrent les commandes des couronnes des Pays-Bas ou du Portugal, ou de la Présidence Mexicaine de Porifirion Diaz.

Rare par sa qualité et sa provenance, cet important ensemble de près de 170 pièces gouachées ou aquarellées, dont aucune pièce n’avait encore jamais été présentée aux enchères, ont fait la joie des collectionneurs. Répartis autours de plusieurs thématiques : japonisme, scènes de genre, flore, oiseaux, paysages et marines, gastronomie, souris japonaises…les lots été estimés entre 60 et 3000 euros , qui ont été dispersés par PIASA à Drouot, en collaboration avec l’expert en Mobilier et Objets d’Art Guillaume DILLEE, se sont parfois vendus à plus du double de leurs estimations.

Taillardat 1

Félix ALBERT « Les Radis », projet de décor d’assiette, d’un ensemble de trois planches gouachées. Signé et daté Mai 1877. Les trois planches estimées 400 / 800 Euros. Adjugés 650€

Taillardat 3

« Baigneurs », d’une belle suite de dix projets d’assiettes à la pointe et gouachée ou aquarellée, figurant des scènes animées de rats ou souris imitant des scènes de la vie quotidienne japonaise telles que kwanine à l’éventail, porteur, femme à l’ombrelle ou à l’éventail, blanchisseuse, potiche cassé, scène d’orage, peintre en porcelaine… Les dix planches estimées 2000 / 3000€. Adjugés 6800€


Adjudication record pour Ferdinand Bol à Versailles Enchères

La parole est aux commissaires-priseurs de demain ! Aujourd’hui, Gwenola Le Cloirec , stagiaire chez Maitres Perrin-Royère-Lajeunesse à Versailles Enchères nous parle de l’exceptionnel tableau de Ferdinand Bol qui a été vendu le 14 juin dernier.
Stagiaires dans des maisons de ventes, les élèves commissaires-priseurs seront amenés dans un futur proche à tenir eux-mêmes le marteau d’ivoire.

Ferdinand BOL

TABLEAUX ANCIENS : ENCHERE MILLIONAIRE A VERSAILLES

Adjudication record de 1 301 160€ frais compris ce dimanche 14 juin à l’Hôtel des Chevau-légers à Versailles sous le marteau de Maitres Perrin- Royère-Lajeunesse- Versailles Enchères avec l’assistance de Monsieur Eric Turquin, expert, pour un tableau de Ferdinand Bol (Dordrecht 1616- Amsterdam 1680).

Cette toile reprenant un épisode de la Genèse «  Eliezer et Rebecca au puits », mesurant 185 x 170,5 cm a été découverte dans un château de province. Elle n’avait pas changé de main depuis le Premier Empire.

La rareté de ce tableau vient en partie de son format. L’Ecole hollandaise, Rembrandt, comme son plus proche élève Ferdinand Bol se con sacraient essentiellement à des formats de petite taille, des toiles destinées à des cabinets d’amateurs. Le nôtre, par ses dimensions, le rend d’autant plus intéressant.

C’est une galerie d’Amsterdam, présente dans la salle, qui l’a finalement emporté pour le compte d’un grand collectionneur privé.

Cette enchère exceptionnelle permet à Versailles et à la maison de vente Versailles Enchères de renouer avec les grandes ventes de tableaux anciens et prouve le dynamisme actuel de ce secteur.

Aude Moyano

Aude Moyano

La parole est aux commissaires-priseurs de demain ! Aujourd’hui, Aude Moyano, stagiaire chez Maître Olivier Doutrebente à Paris présente leur vente du 15 mai prochain. Stagiaires dans des maisons de ventes, les élèves commissaires-priseurs seront amenés dans un futur proche à tenir eux-mêmes le marteau d’ivoire.

La peinture slave sera à l’honneur le 15 mai prochain à l’Hôtel Drouot à Paris.

Un important ensemble d’huiles sur carton et d’huiles sur toile provenant de la collection d’un amateur sera dispersé sous le marteau de Maître Olivier Doutrebente.

Les lots mis aux enchères offriront un vaste panorama du travail des artistes russes et ukrainiens de la seconde moitié du XXème siècle : paysages et marines, scènes populaires, natures mortes, portraits…

Les estimations oscillent entre 150 et 9 000 euros.

TOKAREV V. B. Khmelnitsky Huile sur toile, 1972 140 x 190 cm

Lot 6 (en couverture de catalogue) – TOKAREV V.- B. Khmelnitsky

Huile sur toile, 1972

140 x 190 cm

3 000 / 4 000 €

Au XVIème siècle, les cosaques constituaient des corps de mercenaires autonomes organisés en « sotnias » (centuries). Ces groupements s’étaient développés dans les steppes du bas Dniepr et étaient soumis à l’autorité d’un chef élu, l’ « hetman ».

En 1637, une guerre opposa les cosaques aux polonais sur la rive droite du Dniepr. Elle tourna à l’avantage de la Pologne qui soumit alors les cosaques de cette région.

Bogdan Khmelnitsky (1595-1657) fut élu à la tête du groupe en janvier 1648.

La persistance d’un modèle social contraignant pour la paysannerie poussa les cosaques à négocier avec Moscou et à affronter de nouveau l’armée polonaise. Les guerres de 1651 et de 1653 furent désastreuses pour les cosaques. Ces derniers redemandèrent la protection du Tsar qui aboutit au traité de Pereiaslav en janvier 1654, entérinant de fait leur allégeance à une nouvelle puissance dominante.

Bogdan Khmelnitsky est toujours resté très apprécié du peuple ukrainien pour son combat mené en termes de liberté, de protection des paysans et d’indépendance religieuse.

La légende ukrainienne fait ainsi de cette révolte la première occasion manquée pour l’Ukraine de devenir indépendante.

Certaines villes comme Kiev ont édifié un monument en sa mémoire, et son prénom, Bogdan, est très répandu en Ukraine.

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Lot 69 – SHELYUTA N.- Nature morte

Huile sur toile

90 x 120 cm

2 000 / 3 000 €

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Lot 95 – EFIMENKO V. – Après la pluie

Huile sur toile

75 x 85 cm

3 000 / 4 000 €


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Lot 144 – VYATKIN A.- Le chemin vers le futur

Huile sur toile, 1982

170 x 170 cm

9 000 / 10 000 €


LA SUCCESSION DE MARC ELDER A NANTES

aymeric Interencheres.com donne la parole aux commissaires-priseurs de demain ! Aujourd’hui, Aymeric Rouillac, stagiaire chez la maison de ventes Couton,Veyrac et Jamault à Nantes présente leur vente du 31 mars prochain. Stagiaires dans des maisons de ventes, les élèves commissaires-priseurs seront amenés dans un futur proche à tenir eux-mêmes le marteau d’ivoire. Interencheres.com leur ouvre ses pages pour qu’ils nous parlent des ventes aux enchères à l’organisation desquelles ils participent.

Le critique d’art Marc ELDER, prix Goncourt 1913 et conservateur du château des ducs de Bretagne, est l’invité de prestige de la belle vente organisée par Maîtres COUTON, VEYRAC et JAMAULT à Nantes le 31 mars 2009. En arrivant à Paris après des études nantaises, Marcel Tendron (1884-1933) prend le nom de plume de Marc ELDER et obtient le Prix Goncourt en 1913 pour « Le peuple de la mer » face au « Grand Meaulnes » de Fournier et « Du côté de chez Swann » de Proust. Il publie de très nombreux romans, tous marqués par la mer, Nantes ou la Bretagne mais aussi des essais sur ses contemporains : Mirbeau, Romain Rolland, Monet, Renoir… dont il est proche. RENEFER, ANTRAL, DIGNIMONT, BELOT ou CRESTON illustrent alors ses ouvrages. A partir de 1919 il revient à Nantes où il est nommé conservateur du Château des Ducs, face auquel la ville de Nantes a nommé une place en sa mémoire.

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n° 64 – Henri Baptiste LEBASQUE (1865-1937) : « Tente sur la plage », Aquarelle. Estimation : 2500/3500€

Sa collection personnelle de tableaux illustre ses amitiés artistiques et littéraires et ses choix de critique d’art-conservateur. On y retrouve tant une scène bretonne du Suisse BORGEAUD, qui n’a commencé à peindre qu’à l’âge de 40 ans, en dehors de tout courant et dont la dernière exposition eu lieu à Nantes en 1924 (lot 42) que des aquarelles de plage par LE BASQUE (lots 63 et 64), de nombreux bois de son ami graveur BELOT (lots 4 à 9) ou un début de lettre illustré par DIGNIMONT d’une scène de maison close (lot 13) !

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n° 42 – Marius BORGEAUD (1861-1924) : « La lecture » Huile sur toile signée. Estimation : 4000/6000€

Fondateur de la Société des Amis du Musée des Beaux-arts de Nantes, Marc Elder souhaitait créer une salle de peinture moderne au Musée et y faire entrer des Monet. 17 lots de correspondance (lots 80 à 96) avec Claude MONET illustrent ce projet. Certaines lettres apportent un témoignage poignant sur la perte de vue du maître qui lui écrit ainsi le 9 mai 1922 : « Je sentais que ma vue, chaque jour, diminuait, et je voulais profiter du peu de ma vue pour mener à bien certaines de mes décorations, et j’ai eu grand tort, car finalement il m’a bien fallu constater que je les abîmais et que je n’étais plus capable de rien faire de beau, et j’ai détruit plusieurs de mes grands panneaux. Aujourd’hui je suis presqu’aveugle et dois renoncer à tout travail » (lot 82).

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n° 83 – Claude MONET. L.A.S., Giverny 24 septembre 1922, [à Marc ELDER] Estimation : 2000/2500€

L’autre figure artistique de la vente est celle de Gaston CHAISSAC (1889-1973), autodidacte de l’art brut porté au pinacle par Jean Dubuffet. 16 lots de correspondances (lots 97 à 99d) avec Marcel CHABOT, poète vendéen, font entrer la vacation dans un monde codé et mystérieux, où les lettres se succèdent aux collages et aux dessins. Il explique ainsi qu’il « œuvre maintenant dans un esprit capable d’intéresser au moins le voisinage », par « l’art des cache-pots maison »(lot 99b).

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Gaston CHAISSAC. L.A.S. avec dessin et collage Ste Florence 16 avril 1957, à Marcel CHABOT Estimation : 2000/2500€

Les enchères se poursuivent avec les tableaux, comme ce curieux portrait de BOUCHARDY croqué au début du XIXème siècle dans les jardins du Palais Royal à Paris (lot 119), un important convoi de prisonniers vendéens par LE BLANT (lot 153), des projets de menus publicitaires de L’INDUSTRIEL NANTAIS LU (lot 155), un moulin de la presqu’île guérandaise par MAUFFRA (lot 160), ou un ALBUM DE PHOTOGRAPHIES de la station balnéaire de La Baule au tournant du XXème siècle (lot 178).

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n° 153 – Julien LE BLANT (1851-1936) : « Le convoi de prisonniers, scène des guerres de Vendée » Huile sur panneau d’acajou signée. Estimation : 7000/10000€

La fin de la vacation est consacrée aux objets d’art et mobilier. Les charmants petits OBJETS DE VITRINE du règne de Napoléon III – carnets de bals, fume cigarette et autres porte-monnaie, sont une invitation à sortir dans le monde (lots 210 à 233). Une sélection de VERRERIE ART NOUVEAUX (lot 276 à 284) et de BRONZES ART DECO devrait quant à elle ravir les amateurs. Plus curieux : une PAIRE DE DEFENSES D’ELEPHANT mesurant plus de 1,80 mètre (lot 303) est un souvenir d’une époque où Nantes étaient résolument une ville portuaire, tout comme cette ENFILADE EN ACAJOU du XVIIIème siècle (lot 311).

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n° 311 – Buffet enfilade en acajou Travail Nantais d’époque Louis XV. Estimation : 6000/8000€

Last but not least, une RONDACHE DE PAREMENT (lot 360), directement inspirée des fabuleuses productions italienne de la seconde moitié du XVIème siècle a été fondu en bronze, probablement dans la seconde moitié du XIXe siècle. Les reprises de couples mythologiques laissent deviner une commande privée à un atelier réputé pour une femme figurant dans un médaillon au sommet du bouclier : comme pour mieux se protéger des flèches de l’Amour ?

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n° 360 – Rondache de parement en bronze décoré de scènes mythologiques sur le thème de l’Amour Epoque Napoléon III. Estimation : 1500/2000€

La vente reprend le 1er avril avec l’orfèvrerie puis les bijoux et les diamants. Une ménagère de plus de 10,5 kg d’argent (lot 427) est concurrencée par une paire de candélabres de Style Régence du même métal (lot 448) ou une verseuse fabriqué à Brest en 1760 (lot 458). Une suite de douze couverts à dessert en vermeil par ANDRIEU porte des armes enturbannées très folkloriques (lot 459). Ce qui n’est pas le cas des couverts en argent de la famille DE LANTIVY dont la couronne de marquis domine la sage devise “qui désire n’a repos” (lot 479).

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Les diamants sont éternels somme nous tenté de fredonner devant une pierre de 2,52 carats d’une couleur exceptionnelle de E (lot 588), ou d’un autre diamant d’une taille de 5 carats (lot 586). A tout seigneur tout honneur, c’est avec le bijoutier WIESE, fleuron des collections du musée des Arts Décoratifs à Paris, que nous finissons cet aperçu avec un collier en or rose composé de maillons cordés et lisses, retenant trois pièces de style antique à décor de profils (lot 587).

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n° 587 – WIESE : Collier en or rose composé de maillons cordés et lisses, retenant 3 pièces de style antique à décor de profils. Estimation : 5500/6000€

► Pour retrouver tous lots illustrés de ces deux ventes aux enchères, cliquer sur les liens suivants :

- Vente du 31 mars : Tableaux, Estampes, Autographes, Objets d’art, Mobilier, etc.

- Vente du 1er avril : Argenterie XVIIIème et XIXème siècle, très beaux bijoux

Les stagiaires CP sur Interencheres

Sevres- Service Forestier "La recolte du cafe"

Juste un petit article ce soir pour vous prévenir que les stagiaires CP sont désormais sur Interencheres. En effet lors de notre denière rencontre avec leur staff, ils nous ont proposé de nous ouvrir une sorte de tribune libre dans laquelle les commissaires-priseurs de demain pourrait s’exprimer sur des événements marquant de leur stage.

Astrid qui travaille chez Chayette & Cheval a bien voulu se prêter au jeu et a écrit un intéressant article sur la magnifique vente de céramique qu’ils ont eut il y a quelques semaines.C’est ici

Fabien qui travaille chez Piasa nous a aussi concocté un article sur Traillardat, manufacture de faïence fine du XIXème siècle. L’article devrait être publié d’ici peu sur le site.

Donc si vous aussi vous avez envie d’écrire quelques lignes sur un objet particulier ou sur une collection intéressante que votre maison de vente proposera bientôt aux enchères, n’hésitez surtout pas. Envoyez moi votre article que je transmettrai ensuite à Interencheres afin qu’il soit publié.

ADJUGE ! MEISSEN OU SEVRES ?


Interencheres.com donne la parole aux commissaires-priseurs de demain !

Aujourd’hui, Astrid Guillon, élève commissaire-priseur et stagiaire chez Maitres Chayette et Cheval, revient sur des enchères du mois passée.

Stagiaires dans des maisons de ventes, les élèves commissaires-priseurs seront amenés dans un futur proche à tenir eux-mêmes le marteau d’ivoire. Interencheres.com leur ouvre ses pages pour qu’ils nous parlent des ventes aux enchères à l’organisation desquelles ils participent.

Le 20 février dernier, l’étude Chayette & Cheval dispersait à l’Hôtel Drouot quelques cent trente lots de faïences et de porcelaines, un éventail plutôt charmant des productions européennes.
Les plus grandes manufactures de France, d’Allemagne, de Suisse, de Belgique et d’Espagne étaient représentées dans un unique ensemble de cent théières en faïence, porcelaine tendre, porcelaine dure, verre opalin ou grès, pour la plupart du XVIIIe siècle. Parmi elles, les pièces d’origine allemandes suscitaient un vif engouement. Elles sont représentatives des débuts de la porcelaine à Meissen dans les années 1710-1730. La plus belle enchère revient à une très belle théière à fin décor polychrome et doré de scènes portuaires dans des médaillons, adjugée 38 000 €.

Lot n°106 – Meissen : Belle et rare théière couverte de forme sphérique,
l’anse en console rocaille et le déversoir terminé en tête d’aigle sont rehaussés de dorure.
Décor polychrome sur les deux faces dans des médaillons représentant
des scènes chinoises animées de personnages de l’atelier d’Heroldt,
dans des réserves de rinceaux polychromes et dentelles en dorure,
avec semis de fleurs des Indes et petits insectes.
Marquée : KPM et 39 en dorure. Vers 1730. H. 13 cm.
Adjugé 38 000 € (hors frais)

D’autres théières de la célèbre fabrique illustrent les décors dits Hausmaler, le terme d’Hausmaler désignant les peintres indépendants qui se procuraient des pièces blanches plus ou moins légalement à la manufacture et les décoraient chez eux. Elles sont peintes en camaïeu de gris de grande qualité (en allemand « schwarzlot », une technique également utilisée à Vienne) et représentent le travail de certains ateliers tel que celui des frères Seuter ou d’Ignaz Preissler. Les théières concernées obtenaient 7500, 11 000 et 15 000.

Lot n°109 – Théière piriforme couverte à déversoir orné d’un mascaron masculin
rehaussé de dorure à l’amortissement. Décor Hausmaler en schwarzlot
d’arabesques et de larges réserves représentant une scène d’intendance militaire
avec chevaux sur une face, et sur l’autre, une rencontre entre un officier de cavalerie
et un détachement magyar (?). Fin décor de ferronneries sur le couvercle.
Porcelaine de Böttger. Décor attribué à Ignaz Preissler de Breslau. Vers 1725-30. H. 12 cm.
Cf. Gustav E. Pazaurek : Deutsche Fayence – und Porzellan – Hausmaler,
tome I, fig. 199, p. 230 pour une pièce similaire.
Adjugé 15 000 € (hors frais)


Représentant la France, un grand nombre de manufactures étaient au rendez-vous, avec Paris, Vincennes, Sèvres, Chantilly, Saint-Cloud, Mennecy, Strasbourg, Niderviller, Marseille, Montpellier, Pont-aux-Choux, etc. La grande majorité de cet ensemble trouvait preneur. Une grande théière en faïence de Meillonnas, peinte par le célèbre Protais Pidoux, qui s’était auparavant illustré à Mennecy et Aprey, obtenait 14 000 €. Un modèle de la Veuve Perrin, caractéristique de Marseille, était disputé jusqu’à 5 500 €.

Après les théières, la production française s’illustrait par un admirable ensemble d’assiettes de Sèvres représentant trois grands services réalisés à l’époque de Louis-Philippe dans les années 1830 à 1850, alors qu’Alexandre Brongniart était directeur de la Manufacture : le Service des Productions de la Nature, le Service des Pêches Maritimes, et le Service Forestier. Vendues avec faculté de réunion, les vingt-six pièces ont trouvé preneur à 260 000 €, et resteront donc réunies en une même collection. Chacune est un petit chef-d’œuvre à elle seule. Les coquillages du premier service sont peints avec un réalisme et une polychromie étonnants, à la manière de planches d’histoire naturelle. D’ailleurs, chaque pièce est signée et légendée au dos : « Cône damier // Porcelaine fausse-arlequine // Eburne à carreaux » ou encore « Harpe ventrue // Peigne // Corail rouge // Œufs d’oiseau ». Cette précision scientifique  dans les décors,  que l’on retrouve dans les trois services cités, est le fruit de la volonté de Brongniart qui s’est adjoint le concours de botanistes, d’ethnographes et de géographes.



Sèvres : Assiettes du Service des Productions de la Nature


Aussi, côté pêche, ce sont « La Pêche de la Baleine », la « Pêche des Perroquets » ou alors la « Pêche de la Sardine », illustrées par le peintre de marine Ambroise-Louis Garneray. Certaines portent une inscription au dos expliquant la technique de pêche employée.

Sèvres : Assiettes du Service des Pêches Maritimes

Le plus attendu était peut-être le Service Forestier illustré des arbres de France, d’Angleterre, du Pérou ou du Brésil ; des forêts animées de scènes de chasse (« La chasse au cerf aux îles Lucon »), de bataille (« La défaite de Charles II à Worcester en 1651 »), de jeu (« Jeux et divertissements des jeunes filles en Polynésie »),…



Sèvres : « Assiettes du Service Forestier »


Arrêtez-vous sur l’avant dernière assiette du catalogue, la récolte du café au Brésil : à l’horizon, dans une légère brume, la baie de Rio et le Pain de Sucre, une sympathique invitation au voyage…


Assiette plate ordinaire du Service Forestier,
l’aile ornée de feuilles de bananiers et palmes et noix de cocotier en dorure sur fond gros bleu.
Intitulé : FORET DE CAFIERS &A. AUX ENVIRONS DE RIO-JANEIRO.
Signé dans le décor : A. Poupart 1834 (Antoine Achille)
Inscriptions au revers : Récolte du Café. // Frise du Bord : Bananier et Cocotier.
Marques : Sèvres LP 18 34 et cachet en bleu de la Monarchie de Juillet (1834)
Doreur : Jean-Louis Moyez – n° 18 (en dorure) – marque en vert : D. 7 ? 33. S.

RENCONTRE AVEC FRANCOIS DURET ROBERT LE 11 MARS

Bonjour a tous,

Je vous rappelle que l’intervention de Duret Robert se fait ce mercredi 11 mars a 19h dans les locaux de Drouot Formation (dans Drouot) Il a proposé de nous parler de la transposition de la directive service, de l évolution de la profession ainsi que du problèmes des 2 têtes chinoise vendues chez Christie’s pendant la vente YSL… Il répondra ensuite a vos questions. Le but est de faire un échange avec lui…

J’ai ensuite réservé un restaurant pour 20h30 Cela sera a L’auberge du Pere Louis 7 rue de la boule rouge (toujours a coté de Drouot) Il y a une formule a 26 euros avec 2 plats, du vin et un café mais on est libre de prendre a la carte si l on préfère…

DECRET QUALIFICATION PROFESSIONNELLE : LA FIN DE L’EXAMEN VOLONTAIRE ???

Chers amis,

Le décret sur la reconnaissance de la qualification professionnelle des commissaires-priseurs volontaires a été signé le 9 février par le Ministre de la Justice, en attendant celui sur l’adaptation de la directive service.

En voici la teneur, les ressortissants d’États membres de la Communauté européenne peuvent être commissaire-priseur habilité en France à condition :

1. Soit, d’avoir suivi des études post-secondaires d’au moins un an dans l’Union Européenne réglementant l’accès à la profession de commissaire-priseur dans l’État membre ; si ces études ne couvrent pas tout le champs de connaissances requises en France, le candidat peut au choix décider de passer un examen dans les matières concernées ou bien d’effectuer un stage d’une durée n’excédant pas trois ans, le CVV peut cependant  estimer suffisante l’expérience professionnelle acquise par ailleurs par le candidat pour l’exempter de rattrapage.

2. Soit, faute de réglementation dans le pays d’origine, d’avoir exercé la profession de commissaire-priseur pendant une durée de deux ans ces dix dernières années dans un État membre.

C’est bel et bien la fin de l’examen pour les étrangers (victoire par KO d’Harold Price ?) : Les conditions d’accès à la profession pour les ressortissants français semblement maintenant plus restrictives dans leur application que celle des étrangers.

Quid alors des rigueurs de notre formation entonnoir en France ?

Quid de l’examen d’entrée qui écrème en moyenne 70% des titulaires des diplômes universitaires maintenant largement suffisants pour un étranger à devenir directement commissaire-priseur (source : bilans annuels du CVV) ?

Quid des examens intermédiaires et de bon accomplissement du stage qui laissent sur le carreau nombre des stagiaires et qui, par un effet de décantation, augmentent à 3 voir 4 ans la durée de la formation pour 84% des titulaires de l’examen d’accès au stage : Sur 84 candidats en 2006, 36 étatient admissibles, 25 stagiaires sont entrés dans la formation, seulement 9 ont obtenus dans les deux ans leur examen volontaire, et 4 le judicaire ?

Quid enfin des frais d’inscription au stage qui n’ont rien d’universitaires (1.200 € annuels), contrairement aux frais engagés par les étrangers pour parvenir au même résultat en moins de temps ?

Dans l’attente des décrets d’application à venir qui complèteront ce premier texte, et face aux nombreuses questions soulevées vous pouvez poster vos réactions , questions et remarques librement…

Télécharger le texte du : décret Qualification Professionnelle du 9 février 2009

Procès verbale de l’Assemblée Générale de l’ANECP du 12 janvier 2009

Assemblée Générale de l’ ANECP

Procès verbal

Paris, le lundi 12 janvier 2009

Conformément aux statuts et après convocation des membres de l’association, l’assemblée générale annuelle de l’Association Nationale des Elèves Commissaires-Priseurs, s’est tenue le 12 janvier 2009 à l’ESCP-EAP, en présence de Me Guy Martinot, président de la Chambre Nationale des Commissaires-Priseurs Judiciaires.

Conformément à la convocation, les points suivants ont été abordés :

1) Présentation de l’association

Comme chaque année l’ANECP accueille la nouvelle promotion. Les membres du bureau exposent ensuite l’objet de l’association et ses projets.
Il a été rappelé les réalisations de l’année précedente : blog, soirées, projet d’annuaire des élèves-trombinoscope, l’offres d’abonnement et partenariats…

Tous les élèves ont été invités à participer à l’association, à proposer des idées.

2) Validation des comptes

Le trésorier, Damien Lafourcade a exposé les dépenses et recettes de l’exercice 2008.

Le compte de l’association était en janvier 2009 créditeur d’un peu plus de 200 €.

Le budget a été voté et approuvé à l’unanimité.

3) Actualisation des statuts

- modification du siège de l’association (article 3) : Il est décidé de ne plus établir le siège de l’association au domicile du Président ou au Conseil des Ventes Volontaires, mais de créer dans la mesure du possible une adresse postale près de l’hôtel Drouot.

- bureau (article 9) : L’association est dirigée par un bureau composé de 6 membres, élus à la majorité simple pour deux ans et de façon paritaire, à savoir 3 représentants de 1ère année et 3 représentants de 2e années. Le bureau est donc renouvelé chaque année par moitié en faveur des 1ère années pour remplacer les 2e années sortants, et permettre ainsi la pérennité de l’association.

3) Modification du bureau

François Epin, Hervé Deslandes, Damien Lafourcade et Sylvie Andrieu étaient démissionnaires. Aymeric Rouillac et Arnaud Lelièvre poursuivent leurs mandats. Quatre postes étaient à pourvoir.

Le Bureau des élèves a été modifié ce jour :
- se sont présentés : Etienne Laurent ( 2ème année), Paul-Marie Musnier ( 1ère année), Maylis Dubrez ( 1ère année), Tristan Favreau ( 1ère année)et Gwenola Le Cloirec ( 1ère année)

- ont été élus : Etienne Laurent ( 2ème année), Maylis Dubrez ( 1ère année), Tristan Favreau ( 1ère année) et Gwenola Le Cloirec ( 1ère année)

- après réunion du bureau ont été désigné : Arnaud Lelièvre, président, Tristan Favreau et Maylis Dubrez, vice-présidents, Gwenola Le Cloirec, secrétaire, Etienne Laurent, trésorier et Aymeric Rouillac, rapporteur.

CONVONCATION ASSEMBLEE GENERALE

Convocation à l’Assemblée Générale

de l’Association Nationale des Commissaires-Priseurs Stagiaires

L’ANECP tiendra cette année son AG le lundi 12 janvier à 11h30 à la fin de la matinée des cours à l’ESCP.

En tant que membres, vous êtes bien évidemment conviés. Ce sera également pour vous l’occasion de faire part de vos attentes et toutes les bonnes volontés seront les bienvenues.

L’ordre du jour sera le suivant :

  • Accueil des nouveaux membres
  • Présentation de l’association et de son fonctionnement
  • Rappel des actions de l’année passée et perspectives pour cette nouvelle année
    • Blog
    • Visites
    • Sponsors
    • Soirées
  • Actualisation des statuts
    • Adresse postale de l’association
    • Révision du bureau : durée des mandats et composition

En espérant pouvoir compter sur votre présence, n’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions d’ici là.

Cordialement,

Arnaud Lelièvre

Secrétaire de l’association